L'inquiétude du régime sioniste s'est accrue à la suite de ses défaites régionales et du processus de négociations entre l'Amérique et l'Iran après l'annonce par Donald Trump d'un cessez-le-feu temporaire de deux semaines. Cette inquiétude concernant l'arrêt simultané de la guerre en Iran et au Liban faisait partie d'un mécanisme de destruction des négociations à Islamabad. Au cours de ces négociations, la machine politique du régime sioniste s'est mobilisée à pleine capacité et, en activant toutes les chaînes politiques, militaires, sécuritaires et diplomatiques, a tenté de convaincre l'Amérique qu'Israël ne pouvait pas supporter deux coups simultanément et que l'on ne pouvait pas forcer Tel-Aviv à arrêter les deux fronts en Iran et au Liban.
Le journal libanais Al-Akhbar a écrit dans un article que les signes de supercherie sont apparus avec la première déclaration du président américain qui a annoncé le cessez-le-feu au nom de l'Amérique et de ses alliés au Moyen-Orient, sans aucune mention du Liban. Téhéran a rapidement annoncé son opposition sérieuse à cette trahison, et l'Amérique, sous la pression de l'Iran, a annoncé la désescalade au Liban et l'arrêt des attaques sur Beyrouth.
Ibrahim Amin, rédacteur en chef d'Al-Akhbar, a ajouté dans son article que cela ne se serait certainement pas produit sans présenter un plan de rechange pour le régime sioniste. Dans des salles parallèles, un travail était en cours pour tracer une voie différente. Une équipe politique et diplomatique à Washington, en coordination directe avec Israël, a mené des efforts inlassables pour rediriger le compas des développements vers une nouvelle direction.
Atteindre un résultat rapide n'était pas possible sans augmenter la pression de l'intérieur du Liban. Ainsi, Joseph Aoun, président du Liban, et Nawaf Salam, Premier ministre du Liban, ont également rejoint ce processus et ont vu dans l'idée d'éloigner le Liban de la table des négociations d'Islamabad une opportunité de revenir au cercle des contacts internationaux pour représenter à nouveau le dossier du Liban.
Le régime sioniste, pour compenser ses défaites régionales face à la résistance, a déclenché son « plan B » basé sur la provocation au Liban par le biais de négociations directes avec des éléments politiques pro-occidentaux au Liban.
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